Marseille Basketball TV Squad : que deviennent les joueurs passés par le tournoi de La Grande Laverie ?

Le temps d’un tournoi, ils avaient porté le même maillot dans la MBTV Squad. Quelques mois plus tard, leurs trajectoires se sont séparées.

NM2, PNM, RM2, RM3, Pré-Régionale, U21 Région… Les joueurs réunis sous les couleurs de Marseille Basketball TV lors du tournoi de La Grande Laverie évoluent désormais à des niveaux et dans des situations très différentes.

Et l’effectif réunissait aussi plusieurs générations : des 2005 Adrien Husson, Nohine Dieng, Djamal Ousseni et Joey Soma, jusqu’à Rayane Cheboub, né en 2009, en passant par les 2006 Nino Casimiri, Noah Leleu et Quentin Poens, et Rudy Smith, né en 2008.

Certains sont désormais pleinement installés dans le basket senior. D’autres sont encore dans cette période charnière entre catégories jeunes et premières responsabilités chez les adultes.

Alors, après les avoir réunis sur un même parquet, Marseille Basketball TV a décidé de continuer à suivre leur saison.

Premier état des lieux.

Adrien Husson (2005), le changement d’air qui fait du bien

C’est probablement l’un des débuts de saison les plus marquants de la bande.

Après avoir quitté Cabriès-Calas pour rejoindre Vitrolles Sport Basket, Adrien Husson semble avoir rapidement trouvé sa place dans la rotation de Geoffrey Souchon en PNM.

Sa première sortie à Rognac avait été discrète avec 2 points en 12 minutes. Depuis, sa production a changé de dimension : 13 points face à PSB13, 11 à Grasse puis encore 13 contre Vence. Markdown collé

Et la Coupe du Sud lui a permis de confirmer.

Après 12 points en 22 minutes à Martigues en seizièmes, l’intérieur né en 2005 a réalisé une performance forcément particulière en huitièmes : 20 points en 22 minutes sur le parquet de Cabriès-Calas, son ancien club, dans la qualification de Vitrolles.

Sur les six rencontres recensées depuis le début de saison, il tourne à près de 12 points en seulement 20 minutes de moyenne.

Surtout, après son premier match, il a inscrit 69 points sur ses cinq rencontres suivantes, soit 13,8 points de moyenne.

À 21 ans, Adrien arrive aussi à une période où l’objectif n’est plus seulement de progresser mais de s’installer durablement dans une rotation senior ambitieuse.

Et pour le moment, le changement d’air semble lui réussir.

Nohine Dieng (2005), la régularité entre RM2 et RM3

Avec Nohine Dieng, lui aussi de la génération 2005, pas forcément de carton à 25 ou 30 points.

En revanche, une chose ressort rapidement : la régularité.

Le joueur de l’UMBB navigue entre RM2 et RM3 depuis le début de saison et parvient à produire dans les deux équipes.

En RM2, il est notamment monté à 15 points en 23 minutes face à Sénas, avant d’en ajouter 7 contre Bollène. En RM3, il a signé 10 points chez les Golgoths puis 13 points en 32 minutes à Villeneuve-Loubet.

Au total, il compile 53 points sur les six matchs recensés, soit près de 9 points par rencontre.

Ses statistiques sont même quasiment identiques selon l’équipe : environ 9 points de moyenne, qu’il soit aligné en RM2 ou en RM3.

Pour un joueur qui doit régulièrement changer de rôle, de partenaires et de contexte, cette continuité est intéressante.

Nohine poursuit sa progression sans forcément faire énormément de bruit, mais avec une vraie constance.

Nino Casimiri (2006), deux saisons en une

Le cas de Nino Casimiri est probablement l’un des plus intéressants à observer.

Né en 2006, le joueur de l’USO Rognonas vit actuellement deux réalités complètement différentes.

Avec la NM2, il grappille progressivement des minutes. Il a déjà été utilisé à La Ravoire, contre Saint-Vallier, Le Cannet, Marseille Basketball, Grenoble ou encore Venelles. Son rôle reste encore limité, même s’il a notamment inscrit 4 points en 6 minutes face à Grenoble.

Mais dès qu’il redescend avec les U21, le costume change complètement.

28 points à Venelles.
26 contre Fos.
11 au HTV.
23 contre le Stade Laurentin.

Soit 22 points de moyenne sur quatre rencontres, avec près de 38 minutes passées sur le parquet à chaque match.

Il avait également profité de la Coupe du Sud pour montrer qu’il pouvait produire face aux seniors avec 18 points en 21 minutes contre le SMUC.

À 20 ans, Casimiri se trouve exactement dans cette période charnière : dominer davantage en jeunes tout en essayant de transformer quelques minutes de NM2 en véritable place dans la rotation.

Joey Soma (2005), retour au bercail et rôle de patron

Pour Joey Soma, cette saison ressemble à un retour aux sources.

Après une année passée à Cabriès-Calas, le joueur né en 2005 est revenu à l’ESR Auriol-Roquevaire, notamment pour des raisons professionnelles.

Et il n’a pas fallu longtemps pour qu’il retrouve un rôle majeur.

24 points en 37 minutes à Rousset.
22 points en 27 minutes face à La Ciotat.
29 points en 30 minutes en Coupe départementale à Berre.

Trois rencontres recensées, 75 points.

Soit exactement 25 points de moyenne.

Parmi tous les joueurs passés par la team MBTV, c’est aujourd’hui celui qui possède probablement le rôle offensif le plus important dans son équipe.

À Auriol-Roquevaire, Joey a retrouvé un environnement dans lequel il peut prendre énormément de responsabilités.

Et statistiquement, le retour au bercail fonctionne.

Noah Leleu (2006), entre apprentissage en RM2 et responsabilités en RM3

La saison de Noah Leleu, né en 2006, demande davantage de lecture.

Arrivé à Cabriès-Calas avec notamment l’objectif d’évoluer en U21 et de se rapprocher de la RM2, il navigue finalement principalement entre RM2 et RM3.

En équipe première, les opportunités restent courtes : 5 minutes contre le GSEM Nice, 4 à Sénas puis 12 à Bollène. Il a néanmoins réussi à inscrire 5 points en seulement 4 minutes à Sénas. Markdown collé

Son utilisation est beaucoup plus importante en RM3.

Après 6 points en 16 minutes à Carpentras, il a notamment signé 16 points en 34 minutes à Gap.

Le contraste résume assez bien sa situation actuelle : encore en apprentissage lorsqu’il monte en RM2, mais déjà capable de prendre davantage de responsabilités avec la réserve.

Pour un joueur de 2006, la saison devrait surtout servir à accumuler les minutes seniors et réduire progressivement l’écart entre ses deux rôles.

Djamal Ousseni (2005), gagner sa place en RM2

Deuxième saison à Cabriès-Calas pour Djamal Ousseni, né en 2005, avec un objectif assez clair : réussir à s’installer durablement dans la rotation RM2.

Pour l’instant, son temps de jeu reste fluctuant.

Il a disputé 15 minutes face au GSEM Nice, puis 8 contre Rognonas. La Coupe du Sud lui a offert davantage d’opportunités avec 8 points en 19 minutes à Fréjus, avant 3 points en 14 minutes face à Vitrolles.

À ce stade de sa carrière, l’enjeu est différent de celui des plus jeunes joueurs de la team.

Il ne s’agit plus vraiment de découvrir le basket senior, mais de transformer des passages dans la rotation en place régulière dans l’effectif.

Rudy Smith (2008), apprendre dans un nouvel environnement

Avec Rudy Smith, on redescend de deux générations.

Né en 2008, il a rejoint cette saison les U21 de Fos Provence Basket.

Son début de championnat traduit encore une phase d’adaptation.

Après 6 points en 17 minutes au SMUC, il a inscrit 7 points en 26 minutes contre Vitrolles, avant de voir progressivement son temps de jeu diminuer sur les rencontres suivantes : 21 minutes à Rognonas, 2 contre Golfe Juan puis 12 à Nice.

Mais à seulement 18 ans et dans une catégorie où il affronte régulièrement des joueurs plus âgés, l’objectif n’est évidemment pas le même que pour les 2005.

Il s’agit d’abord de prendre ses repères, gagner des minutes et progresser dans un nouvel environnement.

Sa saison doit être jugée dans la durée.

Quentin Poens (2006), une saison bouleversée avant même de commencer

La situation de Quentin Poens est probablement la plus frustrante.

Né en 2006, il avait rejoint Cabriès-Calas notamment pour disputer sa dernière saison U21.

Mais juste avant le début du championnat, le club a déclaré son équipe forfait général.

Conséquence : Quentin a dû se rabattre sur la RM3, dans un effectif qui comptait déjà plusieurs joueurs mutés, ce qui complique encore davantage les possibilités de rotation.

Pour l’instant, la seule apparition recensée dans nos données est un court passage de 3 minutes en Coupe du Sud à Fréjus, avec 2 points inscrits.

À 20 ans et pour sa dernière année théorique dans cette catégorie, le forfait des U21 a donc complètement modifié le projet sportif imaginé à son arrivée.

Une situation qui rappelle qu’une saison ne dépend pas uniquement du niveau du joueur.

Rayane Cheboub (2009), la saison réellement pas encore commencée pour le benjamin de la MBTV Squad

Et enfin le plus jeune du groupe.

Rayane Cheboub, né en 2009, évolue avec les U18 Région de Cabriès-Calas.

Mais il est difficile de tirer la moindre conclusion sportive de son début de saison.

Une blessure à la cheville l’a éloigné des terrains pendant cette première partie d’exercice.

À seulement 17 ans, aucune urgence.

L’objectif est simplement de revenir correctement et de pouvoir réellement lancer sa saison.

Des 2005 aux 2009 : le tournoi avait réuni des joueurs dans la MBTV Squad à des étapes très différentes

Avec les années de naissance, le suivi prend finalement encore davantage de sens.

Les 2005 sont déjà pleinement entrés dans le basket senior.

Adrien Husson s’installe en PNM.
Joey Soma est redevenu un leader offensif.
Nohine Dieng enchaîne entre RM2 et RM3.
Djamal Ousseni cherche à stabiliser sa place en RM2.

Pour les 2006, le passage vers le senior est encore en construction.

Nino Casimiri découvre la NM2 tout en dominant offensivement en U21. Noah Leleu alterne RM2 et RM3. Quentin Poens a vu son projet U21 bouleversé avant même le début du championnat.

Puis arrivent les plus jeunes.

Rudy Smith, 2008, poursuit sa formation avec les U21 de Fos.

Et Rayane Cheboub, 2009, possède encore plusieurs années devant lui pour construire son parcours.

Au tournoi de La Grande Laverie, toutes ces différences disparaissaient pendant quelques heures sous le même maillot.

Aujourd’hui, elles racontent au contraire neuf trajectoires complètement différentes.

C’est justement ce qui rend le suivi intéressant.

Parce qu’un tournoi permet de réunir des joueurs.

Une saison permet de voir ce qu’ils deviennent.

Et Marseille Basketball TV continuera à garder un œil sur ceux qui ont un jour porté ses couleurs.