À peine les poules des championnats régionaux 2026-2027 de la Ligue Sud dévoilées, les premières réactions n’ont pas tardé. Sur les réseaux sociaux, plusieurs dirigeants et entraîneurs ont pointé du doigt les nombreux kilomètres que devront parcourir certaines équipes cette saison.
À l’origine du débat, Jérôme Lellouche, entraîneur de l’Olympique Antibes Basket, champion de Régionale Masculine 3 la saison dernière et promu en RM2.
Sur Facebook, le technicien antibois s’interroge sur la logique des poules établies cette saison.
« Pourquoi nous faire faire autant de kilomètres (écologie, essence, péages, temps…) alors qu’il y a de quoi faire deux poules géographiques à bas coût ? »
Selon lui, une répartition davantage basée sur la proximité géographique permettrait de réduire les frais de déplacement, le temps passé sur les routes et les risques d’accident.
Interpellé dans les commentaires, Arnaud Petitboulanger, membre du Comité directeur de la Ligue Sud Basketball, a expliqué la méthode utilisée.
La répartition ne repose pas sur un critère géographique mais sur le principe du « serpent », utilisé pour équilibrer le niveau des deux poules.
Concrètement, les équipes sont réparties selon leur classement inter-poules de la saison précédente (1-4-5-8-9-12…, puis 2-3-6-7-10-11…), afin de conserver un championnat le plus homogène possible.
Pour la Ligue, la philosophie reste celle d’un championnat régional, impliquant par définition des déplacements sur l’ensemble du territoire.
Si certains comprennent cette logique sportive, plusieurs dirigeants soulignent les difficultés qu’elle engendre au quotidien.
Le coût du carburant, des péages, les retours parfois au milieu de la nuit ou encore la difficulté pour certains joueurs d’être disponibles sont revenus à plusieurs reprises dans les échanges.
À l’inverse, d’autres rappellent que ces déplacements permettent également de découvrir de nouveaux clubs et d’éviter de retrouver les mêmes adversaires chaque saison.
Le débat ne concerne pas uniquement la Régionale Masculine 2.
Des dirigeants de RM3, de RF2 mais aussi des championnats jeunes estiment que la question mérite d’être posée, certains proposant un découpage géographique dans une première phase de championnat avant d’éventuels play-offs.
D’autres soulignent également une contradiction avec les engagements environnementaux affichés par la Fédération française de basketball, qui encourage la réduction de l’empreinte carbone des compétitions.
Au fond, deux visions s’opposent.
D’un côté, un championnat équilibré sportivement grâce à un brassage des équipes.
De l’autre, une volonté de limiter les déplacements afin de réduire les coûts, la fatigue et l’impact environnemental.
Le sujet n’est pas nouveau, mais la publication des poules 2026-2027 l’a remis au centre des discussions.
Et vous, que privilégieriez-vous ? Des poules géographiques pour limiter les déplacements ou des poules équilibrées sportivement sur l’ensemble de la région ?

