Il y a des déplacements où tout est réuni pour faire un vrai match de playoffs : une salle chaude, un adversaire prêt à répondre au rendez-vous, de l’intensité dès les premières possessions et une équipe locale qui sent que c’est son moment. Cette demi-finale RM3 pour Cabriès-Calas à Bollène en faisait partie.
Après une saison régulière réussie et une qualification arrachée face à Venelles, Calas se déplaçait dans le Vaucluse avec l’ambition de prolonger l’aventure. Mais dans une salle chauffée à blanc, les locaux ont pris la pleine mesure de l’événement. Plus intenses, plus agressifs et plus adroits, ils ont rapidement mis la main sur la rencontre.
De notre côté, avec seulement 8 joueurs sur la feuille, il fallait faire un match quasiment parfait pour espérer aller chercher cette finale. Et malheureusement, notre début de match nous a mis trop vite dans le dur.
L’entame est clairement à l’avantage de Bollène. Les locaux imposent leur rythme, gagnent les premiers duels et sanctionnent nos erreurs avec beaucoup d’efficacité.
Nous, on subit trop, on manque de fluidité offensivement et on encaisse trop vite l’intensité adverse. Résultat : 27-11 à la fin du premier quart-temps.
Dans cette période compliquée, l’entrée du rookie Joey (6 pts) nous fait du bien. Ses deux tirs à trois points permettent d’éviter que l’écart ne soit encore plus important après dix minutes.
Quand tu prends 27 points dans un premier quart de demi-finale à l’extérieur, tu sais que la suite va demander beaucoup d’énergie.
Le deuxième quart-temps est beaucoup plus cohérent. On remet la tête à l’endroit, on défend mieux et on retrouve un peu de rythme dans nos enchaînements.
Petit à petit, on grignote notre retard et on fait un premier vrai run pour revenir dans le match. Ce quart-temps remporté 23-14 nous permet de rentrer aux vestiaires à seulement sept points : 41-34.
À ce moment-là, malgré l’entame ratée, le match reste ouvert. Les joueurs ont eu le mérite de ne pas sortir mentalement de la rencontre après avoir pris la première vague.
Au retour des vestiaires, l’équipe continue sur sa lancée. Tom (16 pts) prend le match à son compte et nous permet de revenir jusqu’à deux petites longueurs.
C’est probablement notre meilleur moment du match. On retrouve de l’agressivité, on met plus de pression et on oblige Bollène à douter un peu.
Mais cette fenêtre n’a pas duré assez longtemps.
Notre manque de profondeur de banc finit par peser. À 8 joueurs, dans une demi-finale à l’extérieur, chaque effort compte double. Bollène se montre plus agressif au rebond offensif, récupère des deuxièmes chances et reprend progressivement le contrôle.
À la fin du troisième quart-temps, les locaux reprennent neuf points d’avance : 64-55.
Dans la dernière période, les joueurs commencent à accuser le coup, physiquement mais aussi nerveusement. On prend jusqu’à 16 points d’écart, et les coups de sifflet n’aident pas vraiment à retrouver de la lucidité dans un moment où il aurait fallu être presque parfait.
Les trois tirs à trois points de Houssam arrivent un peu tard pour relancer complètement la rencontre. On continue de se battre, mais Bollène garde la main jusqu’au bout.
Défaite 87-76.
Sur la feuille, Bollène a pu s’appuyer sur plusieurs solutions offensives, avec notamment Jeremy Tonin (19 pts), Nassim Ezzahr (17 pts) et Antoine Barrau (16 pts). De notre côté, Tom Buffille termine à 16 points, Kaïs à 13, Houssam à 11, Mike et Florian à 8, Thomas et Antoine à 7, et Joey à 6.
Même si on aurait aimé poursuivre l’aventure, il faut être honnête : sur cette demi-finale, la logique a été respectée.
Bollène a été plus prêt, plus intense et plus constant sur l’ensemble du match. Nous avons eu le mérite de revenir après un premier quart-temps très compliqué, mais il nous a manqué trop de ressources pour faire basculer la rencontre.
Le contexte n’est pas à négliger non plus. Plusieurs joueurs étaient déjà impliqués dans la lutte pour le maintien avec l’équipe première, et dans un match de ce niveau, dans une salle comme celle-là, la fatigue mentale finit aussi par compter.
La défaite est frustrante, forcément. Quand tu arrives en demi-finale, tu veux aller au bout.
Mais il ne faut pas oublier le chemin parcouru. L’objectif principal était clair : valider la montée en R2. Sportivement, c’est fait. Reste maintenant à savoir si cette montée sera effective en fonction du maintien ou non de l’équipe première en PNM.
Cette équipe aura tenu la première place, gagné des matchs importants, validé les playoffs et porté Calas jusqu’en demi-finale RM3.
L’aventure s’arrête à Bollène, mais la saison ne s’efface pas sur un match.
Bollène a été meilleur le jour J.
Calas, de son côté, peut sortir de cette saison avec frustration… mais aussi avec le sentiment du travail accompli.
- Moi quand j’appelle l’arbitre pour avoir des explications et qu’elle me snobe pour parler à l’autre coach

- Faire les malins dans les tribunes et sur les commentaires instagram c’est facile, mais quand on vient en face de vous vous êtes comme ça

- Quand t’es le seul média basket à Marseille, mais que tu n’es pas sollicité par les clubs marseillais

- Quand après deux semaines tu dépasses toujours le million de vues en 30 jours sur instagram

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