Ce samedi 25 avril, le playground de Vernazza (Marseille 16e) accueillait la deuxième édition du projet Sisterhoops, une initiative portée par l’association Balle en Main visant à promouvoir la pratique du basket 3×3 chez les jeunes filles.
Une après-midi dédiée aux 12-18 ans, dans un cadre ouvert et accessible, avec l’objectif clair : faire vivre les playgrounds marseillais et encourager les jeunes filles à prendre leur place sur le terrain.
Après une première édition réussie, cette deuxième journée n’a pas connu le même engouement.
Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer :
- une météo très favorable, avec de nombreux jeunes partis profiter des plages
- les vacances scolaires
- le carnaval de Marseille organisé au Vieux-Port
Résultat : un début d’après-midi très calme, avec très peu de participantes présentes sur les premiers créneaux.
Mais loin de baisser les bras, l’organisation a su s’adapter en temps réel, en allant chercher les jeunes présents aux abords du terrain, filles comme garçons, pour lancer la dynamique.
Tout au long de l’après-midi, plusieurs ateliers ont été proposés, encadrés par des joueuses et coachs expérimentées :
- travail du tir
- tirs en course
- départ en dribble

Des exercices simples mais efficaces, pensés pour permettre à chacune de prendre confiance et progresser à son rythme.
Au-delà de l’aspect technique, l’après-midi a aussi laissé place à des moments plus ludiques et collectifs, avec des jeux comme :
- le Lucky Luke
- la chaise musicale version basket
Des formats qui ont permis de créer du lien et de garder une ambiance conviviale malgré une participation limitée.
En parallèle, des ateliers de sensibilisation étaient également prévus autour de thématiques importantes :
- les stéréotypes dans le sport
- la place des femmes dans la pratique sportive
- la précarité menstruelle
Comme lors de la première édition, la journée s’est conclue par un goûter partagé, dans un esprit fidèle au projet : mélanger sport, échange et convivialité.
Même si cette deuxième édition n’a pas rencontré le succès attendu en termes de participation, l’essentiel est ailleurs.
Sisterhoops reste une initiative importante pour :
- investir les playgrounds
- rendre le basket plus accessible aux jeunes filles
- et créer des espaces d’expression dans des lieux souvent occupés majoritairement par les garçons
Un projet qui demande du temps pour s’installer, mais qui va clairement dans le bon sens pour le développement du basket féminin à Marseille.

