RM3 Calas – BC Canaille (65-61) : le Diagnostic du Doc sur Marseille Basketball TV

Le Diagnostic – RM3 Calas : leader sous pression, mais leader quand même

Avec la saison désormais bien avancée et les positions qui commencent à se figer en tête de classement, Doc Cha reprend le Diagnostic de ses équipes sur Marseille Basketball TV. Une série d’articles au regard assumé, subjectif et sans langue de bois, pour analyser les matchs de l’intérieur, avec l’œil du coach et le vécu du terrain.

Ce dimanche, la RM3 de Calas, leader du championnat avec un bilan de 11 victoires pour 4 défaites, recevait le BC Canaille, solide outsider à 10 victoires et 5 défaites avant la rencontre. Une semaine après une défaite frustrante d’un petit point sur le parquet de l’UMBB (79-78), Calas n’avait plus qu’une victoire d’avance sur ses poursuivants directs.
Battus à l’aller 81-74 par une équipe de Calas réduite à sept joueurs, les visiteurs se présentaient cette fois face à un effectif quasi complet, bien décidés à jouer leur coup. De notre côté, l’objectif était clair : faire mieux que le match aller et envoyer un message dans la course à la première place.

La suite n’a pas toujours été brillante, mais dans ce genre de période, le classement ne retient qu’une chose : la victoire. Et celle-ci, Calas est allé la chercher. 65-61.

Un départ complètement manqué pour Calas

Tout ce qu’on voulait éviter… on l’a fait.
Retards, échauffement tronqué pour la moitié de l’effectif, manque de rythme évident : le match commence par un 3-12 en trois minutes. Pendant ce temps-là, le BC Canaille se montre particulièrement adroit, aussi bien derrière l’arc qu’à mi-distance, et profite pleinement de notre absence du début de match.

Malgré tout, Calas reste en vie grâce à l’activité et au leadership de son capitaine Chris Poinas, auteur de 6 points dont 5 dans le premier quart-temps. Sans ça, l’écart aurait pu être bien plus conséquent.
Score à la fin du premier acte : 15-23.

Chris Poinas

Le réveil avant la pause

Dans le deuxième quart-temps, le visage de l’équipe change. Le rythme revient, les intentions sont plus claires, et l’impact physique monte d’un cran. Sous l’impulsion de Thomas Dethelot (12 points), Calas grignote son retard possession après possession.

Sans être encore totalement en maîtrise, les locaux recollent au score et rentrent aux vestiaires avec seulement trois points de retard : 35-38. Le match est relancé.

Le quart-temps référence de Calas

Le troisième quart-temps est sans discussion le meilleur de la soirée.
Calas parvient enfin à développer son jeu, à mieux contrôler le tempo et surtout à hausser le niveau d’agressivité défensive. Les stops s’enchaînent, les transitions sont mieux exploitées et l’attaque trouve enfin de la fluidité.

Tom Buffille (13 points) et Houssam Djoumoi (16 points) prennent le relais au scoring pendant que le collectif monte en puissance. Le rapport de force s’inverse, Calas passe devant et impose sa dynamique.

Une fin de match sous tension mais maîtrisée

Rien n’aura été simple jusqu’au bout.
Le BC Canaille peut compter sur un Loris Blanc incandescent (25 points, dont 8 dans les cinq dernières minutes) pour tenter de renverser la rencontre. Les visiteurs reviennent, mettent la pression, mais Calas parvient à rester devant, à gérer ses possessions clés et à ne pas craquer.

Loris Blanc (25 pts)

Sans forcément convaincre dans le contenu, l’équipe fait preuve de caractère pour s’imposer 65-61.

Une victoire qui compte… vraiment

Dans le même temps, les autres résultats n’ont clairement pas joué en notre faveur :

  • Le SMUC-3 corrige l’UMBB-2 (106-51)
  • Venelles s’impose sur le parquet de l’USPEG (78-83)

Les clubs marseillais ne nous ont pas aidés cette semaine, mais Calas conserve la tête du classement de la poule B, et c’est bien l’essentiel.
Il faudra en revanche afficher un tout autre visage pour la suite, car ce genre d’entame se paiera cash contre des équipes encore plus solides.


En vrac et en punchlines

  • Les arbitres régionaux quand il faut gérer les coachs qui contestent
  • Les coachs et arbitres régionaux quand j’ouvre la bouche
  • Quand tu n’as pas choisi Marseille Basketball TV pour couvrir ton événement
  • Quand on me dit “C’est lourd ce que tu fais” mais que la personne ne follow pas
  • Le groupe vit bien